Sommaire

Maladie sans symptômes, l'hypertension favorise des maladies graves telles que les accidents vasculaires cérébraux, les infarctus, les œdèmes pulmonaires ou encore la destruction des reins.

En France, on estime à 12 millions les personnes soignées pour une hypertension artérielle, sachant que les Français connaissent moins souvent leurs chiffres de pression artérielle (PA) que les autres pays occidentaux, et que la proportion des hypertendus traités est également plus faible dans notre pays. Parmi les facteurs favorisant l'hypertension, on trouve le diabète, le surpoids, les maladies rénales, ou encore l'hérédité.

Les personnes concernées par ces troubles doivent donc surveiller scrupuleusement leur tension, que ce soit en cabinet médical ou par auto mesure. Le point dans cette astuce.

Qu'est-ce que la tension artérielle ?

La tension artérielle, ou pression artérielle, représente la pression exercée par le sang sur la paroi des artères.

Elle est exprimée par deux chiffres :

  • Le plus élevé représente la pression artérielle systolique, c'est-à-dire la pression liée à la contraction du cœur.
  • Le second chiffre est celui de la pression exercée par le sang lorsque le cœur se relâche et se remplit. C'est la pression diastolique.

La tension artérielle est très variable, aussi bien chez une même personne qu'entre deux personnes différentes. Elle est influencée par de nombreux facteurs :

  • âge ;
  • prise de poids ;
  • habitudes alimentaires ;
  • sédentarité ;
  • mais aussi émotions, activité physique ou stress.

En tant qu'indicateur de santé, son suivi est important.

Selon l'OMS, l'hypertension vient en 2ème position sur la liste des facteurs diminuant le nombre d'années de vie en bonne santé :

  • Elle peut avoir des conséquences graves sur les différents organes au fil du temps.
  • Dans la majorité des cas, elle est dite « essentielle », c'est à dire sans cause connue pour expliquer son apparition. Dans 10 % des cas, elle est consécutive à une autre maladie et enfin, dans de rares cas, elle est la conséquence d'une mutation génétique.

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et, en France, l'ANAES (Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé), ont défini des normes pour définir l'hypertension. Ainsi, il y a hypertension si l'une ou l'autre des pressions artérielles se situe au-delà des normes suivantes :

  • systolique,14 (140 mm de mercure) ;
  • diastolique, 9 (90 mm de mercure).

Les bonnes pratiques de mesure de la pression artérielle

Pour réaliser une mesure efficace de la tension artérielle, celle-ci doit :

  • être réalisée en position assise ou couchée ;
  • intervenir après quelques minutes de repos, sans parler et sans avoir fumé ;
  • être réalisée sur les deux bras (à la recherche d’une asymétrie, on estime qu'il y a un sur-risque cardiovasculaire au-delà de 15 mmHg de différence) ce qui permet aussi, le cas échéant, de déterminer quel est le bras de référence (celui à la tension la plus élevée) ;
  • être renouvelée en position debout à la recherche d’une hypotension orthostatique (notamment chez les plus de 65 ans, les diabétiques…), c’est-à-dire baisse d’au moins 20 mmHg de la PA systolique et d’au moins 10 mmHg de la PA diastolique dans les 3 minutes suivant le passage debout.

Il faut réaliser 3 mesures consécutives à 1 minute d’intervalle avec un tensiomètre oscillométrique automatique, les deux dernières mesures étant moyennées pour définir le niveau de PA dans le cadre du diagnostic ou du suivi de l’HTA.

Intérêt de la mesure de sa tension

La tension est un bon indicateur de santé.

De plus, l'hypertension est silencieuse et sans symptômes. Aussi, vérifier sa tension de temps à autre est important pour :

  • surveiller son état général, d'autant plus quand on est « à risques », c'est-à-dire si l'on a un parent hypertendu, si on est en surpoids, si on est diabétique ou avec un taux de cholestérol élevé, cela fait partie des mesures de prévention des AVC et des maladies coronariennes ;
  • surveiller l'efficacité de son traitement pour l'hypertension si on est déjà hypertendu.

Comment surveiller sa tension ?

On peut faire surveiller sa tension par son médecin, mais il existe d'autres moyens :

  • en officine ;
  • chez soi, au moyen d'un appareil d'auto mesure (ou AMT pour automesure tensionnelle).

L'intérêt des appareils d'auto mesure, c'est qu'ils évitent l'hypertension de la « blouse blanche » :

  • Les patients pouvant être angoissés dans un cabinet médical, et à la vue d'un médecin, leur tension est parfois amenée à monter ou à baisser ponctuellement le temps de ces rencontres.
  • Les mesures sont alors faussées et peuvent conduire à un diagnostic erroné.

Avec un appareil d'auto mesure, ce risque est diminué. Pour la SFHTA, « la valeur pronostique de l’AMT est supérieure à celle de la mesure réalisée au cabinet médical ». De plus, cet équipement permet un meilleur suivi de l'efficacité d'un traitement hypertenseur en rendant les prises de tension plus régulières.

Ainsi, il est recommandé de réaliser des mesures en dehors du milieu médical (AMT) avant de débuter un traitement antihypertenseur ou avant de modifier la posologie du traitement antihypertenseur.

Prise de tension en auto mesure

Lorsqu'on prend sa tension seul, il est important de respecter la « règle des 3 » :

  • 3 mesures le matin ;
  • 3 mesures le soir ;
  • 3 jours de suite (ou plus suivant les conseils de son médecin).

Il est important ;

  • de mesurer sa tension toujours au même horaire, en raison des variations de la tension au cours de la journée ;
  • de se reposer quelques minutes avant toute mesure (qui doit s'effectuer en position assise) ;
  • d'attendre au moins 1 minute entre 2 prises de tension.

Dans le cas particulier d'une grossesse, il faut également être très prudent et prendre la tension de la future maman afin de prévenir tout risque d'hypertension gestationnelle.

Pour approfondir :

Aussi dans la rubrique :

Diagnostic

Sommaire

Ces pros peuvent vous aider