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Dans 10 à 15 % des grossesses, la pression artérielle augmente, entraînant une hypertension artérielle dite « gravidique ».

L'hypertension se caractérise par une pression artérielle trop élevée. Il s'agit d'une maladie ayant une prévalence élevée et qui augmente de façon importante les risques d'accidents cardiovasculaires.

Hypertension et grossesse : un duo courant

L'hypertension de la grossesse, aussi appelée hypertension gravidique, est caractérisée par une pression artérielle supérieure à 140/90 mmHg chez la femme enceinte (après 20 semaines d'aménorrhée). Ces femmes présentent habituellement une tension normale.

C'est un phénomène fréquent qui concerne près d'une grossesse sur 6. Les signes principaux sont :

  • des maux de tête ;
  • des acouphènes (bourdonnements d'oreilles) ;
  • des troubles de la vision sous forme de taches lumineuses (phosphènes) ;
  • des oedèmes (gonflements) des jambes et du visage.

Par ailleurs, les femmes hypertendues qui tombent enceintes voient généralement leur hypertension s'aggraver pendant la grossesse. Cette hypertension est décelable avant 20 semaines d'aménorrhée (18 semaines de grossesse).

Hypertension et grossesse : complication

L'hypertension gravidique peut être associée à certaines anomalies biologiques (une protéinurie, c'est-à-dire la présence anormale de protéines dans les urines). Elle est alors appelée prééclampsie ou toxémie gravidique.

La prééclampsie concerne 1 à 7 % des grossesses et elle peut entraîner des complications graves, voire mortelles, pour la mère et le bébé.

Il est donc important de la dépister et de la traiter de façon précoce.

Hypertension et grossesse : traitement

Le plus souvent, les femmes enceintes hypertendues sont surveillées de près sur le plan médical et mises au repos. Malheureusement, l'hypertension gravidique ne répond pas très bien aux médicaments antihypertenseurs.

Dans certains cas, des médicaments sont tout de même prescrits : bêta-bloquants, Aldomet®, inhibiteurs calciques, vasodilatateurs...

Seul l'accouchement permet de réduire de façon nette la pression artérielle.

En cas de prééclampsie, surtout si l'on est proche du terme, l'accouchement pourra être provoqué (souvent effectué par césarienne) pour ne pas mettre la vie de la mère et du bébé en danger.

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